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Va travailler à ma vigne !

Si nous avions encore besoin de nous le redire, l' Évangile de ce dimanche nous le redis Nos actes parlent plus que nos paroles !
Ce qui compte ce sont les actes que nous posons qui viennent confirmer la parole donnée.

Disons le d'entrée : Seul pour le Christ les actes ont coïncidés parfaitement à ce qu'il disait et cela lui a conféré une autorité reconnue par tout ses contemporains et même par ses ennemis «Maître nous savons que tu es toujours vrai , que tu ne te laisse influencer par personne et tu ne fais pas de différence entre les hommes». Mt 22,16.
 
Alors de quoi s'agit-il ? D'une parabole, c'est-à-dire d'une comparaison qui va permettre àJésus d'aborder un sujet délicat sans attaquer de front ses interlocuteurs ( chefs des prêtres et anciens) ce qui les empêcherait d'accueillir le fond du message qu'il veut leur donner.
Pour résumer cette parabole « mon enfant, va travailler à ma vigne » il répondit :
« je ne veux pas y aller » . Sans doute devons voir à travers cela , certes, les publicains et pêcheurs, mais aussi le destin des peuples païens , qui auraient dû d'après St Paul en Romains I , reconnaître Dieu à travers ses œuvres et qui se sont livrés à l'idolâtrie ; cependant ces peuples vont se révéler réceptifs à la prédication de missionnaires chrétiens et faire ainsi , peut être de façon inattendue, la volonté de Dieu.
 
C'est dans le vécu de ces premières communautés qu'est rédigé notre évangile.
Et l'autre fils qui dit « mais bien sûr, je vais travailler à ta vigne » , mais il n'y va pas. Ce fils représente le peuple élu , les interlocuteurs de Jésus qui de ‘premiers’, nous a dit la parabole de dimanche dernier, risque de se retrouver ‘derniers« Les premiers seront les derniers ».
 
Dieu s'est révélé à eux par les patriarches , donné la loi par Moïse , parlé par les prophètes et ils le reconnaissent pas quand il vient les visiter en Jésus, son Fils.
Alors , le risque serait de nous focaliser sur le peuple élu des origines.
La liturgie n'est pas un cours d'histoire qui nous tourne vers le passé, nous sommes aujourd'hui le peuple de Dieu et l'écriture nous interpelle : Quel fils de la parabole sommes-nous ?
Comment travaillons nous à sa vigne ? Certes , il faut reconnaître le positif , beaucoup dans nos communautés répondent « oui au Seigneur » à travers différents engagements, heureusement.
 
La vigne du Seigneur est aussi dans le vaste monde où tout se fait et se défait et on peut regretter que la foi chrétienne ne pénètre pas suffisamment les cultures , les décisions et les actions des hommes , en particuliers de ceux qui ont le pouvoir.
 
Nous-mêmes , comment nous inscrivons nous dans cette démarche ?
Nous le savons hélas , Il y aura toujours une distance entre notre dire et notre faire , prions pour qu'elle soit la plus étroite possible.
Père Louis.
 
26ème D.O.                 A                     Mt 21,28-32.