Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Paroisse Saints Pierre et Paul en Genevois Eglise Catholique du canton de Saint Julien en GenevoisParoisse Saints Pierre et Paul en Genevois
Menu

Il est vraiment ressuscité

Christ est ressucité - Il est vraiment ressucité !

Méditation

Merci au père Damien de nous donner la possibilité de méditer ses homélies du dimanche des Rameaux
et du Triduum Pascal    ICI

Message de Mgr Yves Boivineau

« Christ est ressuscité ! » Cri de joie du matin de Pâques. Il faut toutefois bien avouer que certaines épreuves - qu’elles soient personnelles, communautaires ou mondiales - peuvent entretenir le sentiment que Vendredi Saint s’éternise et que nous attendons désespérément les premières lueurs du matin de Pâques. Une telle lecture - chronologique - de l’événement pascal est légitime, mais elle ne rend pas compte du fait que la mort de Jésus est le lieu-même d’où surgit la vie. On veut lui prendre sa vie : Jésus la donne. Le don que Jésus fait de lui-même n’élude pas le tragique de la Croix, mais il en livre le sens : « Dieu a tant aimé le monde… »

Un autre regard ...


La résurrection de Jésus atteste que l’Amour est victorieux du mal et de la mort. Les badauds du vendredi ont assisté à la mort d’un condamné de plus. La résurrection nous permet de porter un autre regard sur la Croix : « C’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé ». « Il m’a aimé et s’est livré pour moi », dira saint Paul. Au plus sombre de nos épreuves, nous ne sommes pas seuls. Le témoignage de chrétiens persécutés, aujourd’hui en exil au Liban, devrait remuer nos tiédeurs : « Notre foi en Dieu nous protège. Nous comptons sur lui. Il est avec nous. »

« Christ est ressuscité ! » Cette proclamation en contient une autre : « Si le Christ est ressuscité, dit saint Paul, nous aussi nous ressusciterons. » C’est une « première » : là où Jésus est passé, nous passerons. Comme Thomas, nous voudrions, pour être sûrs, voir et toucher le Ressuscité. Mais nos yeux sont inadaptés. Il s’agit d’une « création nouvelle », pour laquelle nous n’avons pas les lunettes appropriées. Pour éclairer nos questions, et celles de nos compagnons de route, il y a un seul chemin, celui des premiers témoins. Ils ont fait l’expérience de « l’absence », du « tombeau vide » : « Il vit et il crut » (Jean 20, 8). Ils ont vécu la nouvelle « présence » du Christ, à la fois différent (« ils ne le reconnurent pas ») et le même (« c’est le Seigneur ! »).

Cela suppose d’entrer dans le monde de la foi. C’est ce que disent bien des catéchumènes :
« C’est comme si j’avais de nouveaux yeux, les yeux de la foi. » Heureux ceux qui croient sans avoir vu !

La joie pascale n’est pas enthousiasme de façade, qui dispenserait du renoncement à soi-même, de la sortie de soi à la rencontre des plus fragiles et des personnes éprouvées. La lumière du matin de Pâques n’efface pas la Croix : le corps ressuscité de Jésus porte les marques de la Passion.

Jésus a ouvert un chemin dans le plus tragique de notre existence humaine, ce tragique dont nous sommes les témoins, bien souvent impuissants. C’est là, sur les fractures, qu’il envoie ses disciples, comme témoins et acteurs d’une Espérance jaillie du tombeau le Matin de Pâques.
« Christ est vraiment ressuscité ! »

Éditorial de Mgr Yves Boivineau,  numéro d’avril de la revue du diocèse Église d’Annecy.

Message Urbi et Orbi du pape François

« Chers frères et sœurs,

Joyeuses Pâques !

Jésus Christ est ressuscité !

L’amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres !

Jésus Christ, par amour pour nous, s’est dépouillé de sa gloire divine ; il s’est vidé de lui-même, il a assumé la forme de serviteur et s’est humilié jusqu’à la mort, et la mort de la croix. Pour cela Dieu l’a exalté et l’a fait Seigneur de l’univers. Jésus est Seigneur !

Par sa mort et sa résurrection Jésus, indique à tous le chemin de la vie et du bonheur : ce chemin est l’humilité, qui comporte l’humiliation. C’est la route qui conduit à la gloire. Seul celui qui s’humilie peut aller vers les “choses d’en-haut”, vers Dieu (cf. Col 3, 1-4). L’orgueilleux regarde “de haut en bas”, l’humble regarde “de bas en haut”.

Au matin de Pâques, avertis par les femmes, Pierre et Jean coururent au tombeau et le trouvèrent ouvert et vide. Alors, ils s’approchèrent et s’“inclinèrent” pour entrer dans le tombeau. Pour entrer dans le mystère, il faut “s’incliner”, s’abaisser. Seul celui qui s’abaisse comprend la glorification de Jésus et peut le suivre sur sa route.

Le monde propose de s’imposer à n’importe quel coût, d’entrer en compétition, de se faire valoir… Mais les chrétiens, par la grâce du Christ mort et ressuscité, sont les germes d’une autre humanité, dans laquelle nous cherchons à vivre au service les uns des autres, à ne pas être arrogants mais disponibles et respectueux.

Cela n’est pas faiblesse, mais force véritable ! Celui qui porte en soi la force de Dieu, son amour et sa justice, n’a pas besoin d’user de violence, mais il parle et agit avec la force de la vérité, de la beauté et de l’amour.

Implorons aujourd’hui du Seigneur ressuscité, la grâce de ne pas céder à l’orgueil qui alimente la violence et les guerres, mais d’avoir l’humble courage du pardon et de la paix. À Jésus victorieux demandons d’alléger les souffrances de tant de nos frères persécutés à cause de son nom, comme aussi de tous ceux qui pâtissent injustement des conséquences des conflits et des violences actuelles. Il y en a tant !

Demandons la paix, surtout pour la bien-aimée Syrie et l’Irak, pour que cesse le fracas des armes et que se rétablisse la bonne cohabitation entre les différents groupes qui composent ces pays bien-aimés. Que la communauté internationale ne reste pas inerte face à l’immense tragédie humanitaire dans ces pays, et au drame des nombreux réfugiés.

Implorons la paix pour tous les habitants de la Terre Sainte. Que puisse croître entre Israéliens et Palestiniens la culture de la rencontre, et reprendre le processus de paix pour mettre ainsi fin à des années de souffrances et de divisions.

Demandons la paix pour la Libye, afin que s’arrête l’absurde effusion de sang en cours, et toute violence barbare, et que tous ceux qui ont à cœur le destin du pays, mettent tout en œuvre pour favoriser la réconciliation et pour édifier une société fraternelle qui respecte la dignité de la personne. Au Yemen également, nous espérons que prévale une volonté commune de pacification, pour le bien de toute la population.

En même temps, avec espérance, confions au Seigneur qui est si miséricordieux l’entente obtenue à Lausanne ces jours derniers, afin qu’elle soit un pas définitif vers un monde plus sûr et fraternel.

Implorons du Seigneur ressuscité le don de la paix pour le Nigeria, pour le Sud-Soudan et pour différentes régions du Soudan et de la République Démocratique du Congo. Qu’une prière incessante monte de tous les hommes de bonne volonté pour ceux qui ont perdu la vie – tués jeudi dernier à l’Université de Garissa, au Kenya –, pour tous ceux qui ont été enlevés, pour qui a dû abandonner sa maison et ses affections proches.

Que la Résurrection du Seigneur apporte de la lumière à l’Ukraine bien-aimée, surtout à tous ceux qui ont subi les violences du conflit des derniers mois. Que le pays puisse retrouver paix et espérance grâce à l’engagement de toutes les parties intéressées.

Demandons la paix pour tant d’hommes et de femmes qui sont soumis à de nouvelles et anciennes formes d’esclavage de la part de personnes et d’organisations criminelles. Paix et liberté pour les victimes des trafiquants de drogue, souvent liés aux pouvoirs qui devraient défendre la paix et l’harmonie dans la famille humaine. Et demandons la paix pour ce monde soumis aux trafiquants d’armes, qui gagnent avec le sang des hommes et des femmes.

Aux personnes marginalisées, aux prisonniers, aux pauvres et aux migrants qui sont si souvent rejetés, maltraités et mis au rebut ; aux malade et aux personnes qui souffrent ; aux enfants, spécialement à ceux qui subissent violence ; à tous ceux qui aujourd’hui sont dans le deuil ; qu’arrive à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté la voix du Seigneur Jésus qui console et qui guérit: « Paix à vous ! » (Lc 24, 36) « Ne craignez pas, je suis ressuscité et je serai toujours avec vous ! » (cf. Missel romain, antienne d’entrée du jour de Pâques). »

Pape François, Message lors de la Bénédiction Urbi et Orbi 2015.