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Écoutez-le !

Homélie du dimanche de la Transfiguration

Voilà un évènement très particulier de la vie de Jésus. La Transfiguration ou le miracle qui s'arrête. En effet, le miracle permanent c'est que Jésus apparaisse pour ses contemporains seulement comme un homme lui qui est Dieu. St Irénée disait : « Il s'est fait ce que nous sommes pour que nous devenions ce qu'il est ». Comprenons, il est, homme, pour que nous devenions fils de Dieu.

La Transfiguration révèle en fin de compte le mystère profond de Jésus et les disciples ne peuvent pas voir cela sans tomber la face contre terre, comme Moïse au Sinaï ne pouvait pas voir Dieu sans se voiler la face. Dieu, pour nous rejoindre - quel amour dans ce désir de nous rejoindre - le fait à travers une humanité accessible, à travers Jésus de Nazareth tout en ne cessant pas d'être Dieu ; c'est ce que la Transfiguration nous révèle. La présence des deux grands témoins de l’Ancien Testament, Moïse et Elie, atteste la véritable identité de Jésus, une identité confirmée par la parole du Père « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour, écoutez-le ! »

Cet évènement restera au départ dans le cercle des disciples, Jésus leur demandera de ne pas en parler avant la Pâque, la Transfiguration est donc liée à la Pâque et cette montagne nous relie à l'autre montagne, celle du calvaire ; celle, cette fois-ci, de la défiguration du fils de Dieu.

Alors, on pourrait se demander comment cet évènement propre à Jésus nous rejoint en ce temps de carême ?
Sans doute que nous sommes, au-delà des apparences, des enfants de Dieu aimés et sauvés. Par notre baptême, nous a été dit comme pour le Christ « Tu es enfant bien aimé du Père » malgré nos « défigurations ». C'est vrai que nous sommes plus attachés, attirés par les « défigurations » en particulier celles des autres. C'est la marque du péché qui nous habite : nous cultivons bien plus la critique, ce qui envenime les relations avec les autres, que le lien au Christ, à la Parole qui nous tourne vers notre être profond. En nous, en effet, grâce au Christ, c'est la transfiguration qui est vainqueur. Dans le cœur de Dieu, nous serons comme le Christ sur la montagne, transfigurés par l'amour de Dieu qui aura brûlé en nous toutes les
« défigurations » du péché. C'est cette réalité là que nous célébrons en chaque eucharistie et plus particulièrement dans le mystère Pascal. Que ce carême nous aide à faire de cette espérance, une expérience de vie qui déjà nous transfigure dans nos quotidiens. Oui, en nous, grâce au Christ, c'est la vie de Dieu qui gagne !
Père Louis.
2° Carême A Mt 17, 1 -9